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Effet de serre, réduction de la couche d'ozone

Effet de serre et santé.

jfroche

Information Air et Santé
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L'effet de serre résulte du piégeage, par l'atmosphère, de la partie du rayonnement solaire qui retourne normalement dans l'espace. C'est d'abord un phénomène normal sans lequel la vie serait impossible sur la Terre. Le problème actuel vient du fait que les activités humaines favorisent un accroissement de cet effet sur une très courte période de temps (100 à 200 ans). Les principaux gaz à effet de serre sont le CO2, le méthane (CH4), les composés fluorés (chlorofluorocarbures (CFC)) et l'oxyde nitreux (N2O).

 

Une chose est sûre : le climat influe sur la santé avec des conséquences désormais bien décrites : l'augmentation des températures provoque une déshydratation accrue et sollicite les mécanismes de refroidissement de l'organisme, notamment le muscle cardiaque. Ce qui favorise les accidents cardio-vasculaires et respiratoires, principalement chez les personnes âgées ou vulnérables. Un problème largement aggravé par la hausse des températures nocturnes ! Les changements attendus au niveau climatique pourraient également se manifester par le boum de certaines pathologies, à commencer par les calculs rénaux. Le corps économise l'eau quand il fait chaud et réduit l'activité urinaire, ce qui concentre les urines, au risque d'y faire apparaître des cristaux, puis des calculs. Par ailleurs, les naissances prématurées et la mortalité périnatale augmentent lors des périodes caniculaires.

Disons pour finir, qu'un certain nombre de germes et parasites tropicaux pourraient se développer sous nos latitudes du fait de l'élévation de la température de nos régions. Une maladie telle la malaria pourrait alors devenir fréquente en Belgique !

Réduction de la couche d'ozone et santé.

L'ozone (O3) fait partie des constituants minoritaires de l'atmosphère et, ce que l'on appelle la couche d'ozone, est en fait dispersée dans la stratosphère, à une altitude variant entre 15 et 45 km. Les molécules d'ozone, au niveau de la couche d'ozone ont un rôle capital puisqu'elles bloquent le rayonnement ultra-violet. L'effet sur la santé découle d'un accroissement du rayonnement UV-B qui possède suffisamment d'énergie pour causer des lésions cellulaires. On note un risque accru de brûlures après une exposition prolongée au soleil, de vieillissement prématuré de la peau, de cancers cutanés (y compris chez les enfants !), de cataractes et d'une atteinte du système immunitaire. A long terme, un amincissement de 10 % pourrait entraîner une augmentation de 26 % des cancers de la peau non fatals et un million de nouveaux cas annuels de cataractes pour l'ensemble de la planète.

 

Les substances appauvrissant la couche d'ozone sont principalement :

•  les chlorofluorocarbures (CFC) utilisés comme agents de propulsion dans les bombes aérosols (interdits maintenant), comme réfrigérants, comme agent de gonflement pour les mousses et les matériaux isolants ou comme solvant pour le nettoyage dans l'industrie électronique,
•  les halons utilisés entre autres comme agents propulseurs dans les extincteurs portatifs,
•  le tétrachlorure de carbone (CCl 4 ),
•  le 1,1,1-trichloroéthane (méthylchloroforme) utilisé comme agent de dégraissage et de nettoyage industriel,
•  et le bromure de méthyle utilisé entre autres comme agent de fumigation des sols agricoles.

La durée de vie atmosphérique de ces substances varie de 2 à 1700 ans, indiquant ainsi que leurs effets sur la couche d'ozone ne cesseront pas rapidement.

 
Par jfrocheDernière modification 12/07/2018 17:05

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